Le colombier

Un bon colombier est primordial, un palace n’est pas nécessaire, la beauté extérieure est faite pour l’humain uniquement ; l’important est l’intérieur. Un bon colombier devrait :

 

- Etre sec :

Ceci implique un plancher surélevé du sol pour éviter les remontées d’humidité par capillarité (dalle béton). L’idéal est un plancher bois en dessous duquel est présente une circulation d’air.

Si l’humidité est présente, elle favorisera la prolifération des maladies et parasites tels coccidiose, vers...

Il est possible, pour que les pigeons soient moins en contact avec les fientes, de mettre un treillage ou des caillebotis à 10-20 cm du sol. On peut alors mettre en-dessous du couvre-sol (litière pour chat par exemple) qui va sécher les fientes. Prévoir un système pour pouvoir régulièrement nettoyer celles-ci (tiroirs au sol ou facilités pour lever les plaques caillebotis). Beaucoup de contamination se font par les fientes (+ l’eau souillée). Attention aux entrées d’eau de pluie en façade qui apporte beaucoup d’humidité au sol.

 

Les fientes de pigeons émettent, en se décomposant, des gaz nocifs aux voies respiratoires du pigeon. Ceci n’a pas lieu si elles sont séchées très rapidement (milieu très sec + faible densité de pigeons). Taux maxi d’humidité idéal dans le colombier : 70%.

 

La sécheresse d’un bon colombier est également améliorée par une aération adéquate des locaux. A noter qu’une trop forte densité de pigeons par rapport à la possibilité du local implique de l’humidité par la respiration des pigeons et leurs fientes.

 

- Etre bien aéré :

Les sportifs, que sont nos pigeons voyageurs, ont besoin de beaucoup d’oxygène. Il est donc nécessaire de faire rentrer un maximum d’air dans le colombier. Cet air doit s’évacuer par le haut (faitage souvent). Le mouvement d’air doit en théorie évacuer une fumée de cigarette ou d’encens comme un filet vers le haut, sans jamais passer sur les pigeons.

 

Dans la pratique, dans le colombier, cela ne doit pas sentir le pigeon (fientes...). Entre ici, la notion de capacité d’accueil du milieu au-delà de laquelle il y aura surdensité, d’où manque d’oxygène par pigeon disponible, ce qui engendre une « mé-forme » et des problèmes sanitaires.

 

On a coutûme de situer une base d’un couple de pigeons par m3 de colombier, mais ceci dépend de la qualité de l’aération. Tout cet air qui doit rentrer, s’il doit être abondant, ne doit pas devenir un courant d’air qui passerait sur les pigeons. Un courant d’air sur les pigeons aurait comme conséquences des problèmes respiratoires (coryza...).

 

L’aspiration par le faitage de l’air doit se faire avant les casiers pour ne pas venir directement sur les pigeons (voir schéma ci-dessous). L’air rentre dans le colombier si possible de façon non directe, car le vent viendrait sur les casiers ou perchoirs. Pour éviter cette entrée directe, mettre des plaques d’aération, des planchettes inclinées, ou du filet brise-vent.

 

L’idéal est un faitage qui laisse bien passer l’air (tuiles) ou un système genre cheminée, et/ou une circulation de façade avant-façade arrière. Il ne faut pas oublier de grillager solidement les aérations pour éviter les intrusions de nuisibles (rats et surtout fouines qui en une nuit décime un colombier).

 

 

- Etre bien orienté :

L’orientation idéale est Est, au soleil levant ou Sud.

La forme vient avec la chaleur au colombier. Le challenge est de créer un colombier qui conserve la chaleur avec la rentrée de soleil tout en étant bien aéré.

 

Attention cependant à ne pas en faire un four en plein été. Pour cela, l’orientation au soleil levant est bien.

 

- Etre si possible isotherme :

Conserver une température agréable.

Le pigeon ne craint pas le froid. Les variations de température, notamment les nuits fraîches de début de saison sportive, alors que les journées sont clémentes, vont casser la montée en condition des pigeons.

 

A noter qu’il vaut mieux un milieu trop ouvert (jamais de vent direct sur les casiers et perchoirs cependant) que trop confiné qui ferait manquer les pigeons d’oxygène.

 

Avoir un grand volume d’air tout en étant assez éoit pour que vos pigeons soient dociles. Ceci juste pour dire qu’un compartiment où logent les coursiers doit être assez restreint pour que vos pigeons n’aient pas la place de voler partout quand vous voulez les attraper (ex : +/- 80 cm à 1 m en avant des casiers). L’idéal est de pouvoir, les bras écartés et sur un pas maximum, attraper un pigeon qui veut vous échapper. Si le compartiment est trop vaste, le pigeon aura plus de facilité pour se soustraire à votre main. Ceci se termine par des courses poursuites épiques où vous perdrez votre calme, et où vos pigeons, conscients de pouvoir vous échapper, deviendraient farouches.

 

Cet espace restreint ne doit pas faire perdre de vue la nécessité d’un grand volume d’air. Le mieux semble de faire un couloir en avant des casiers. Vous aurez ainsi un bon volume d’air total et des petits compartiments, peu profonds pour attraper vos pigeons.

 

- Etre peu poussiéreux, propre :

En saison, un colombier doit être nettoyé régulièrement. Ceci évite les odeurs (gaz nocifs des déjections) et la poussière (problèmes respiratoires) que les envols de pigeons font voler partout. Pour pallier aux poussières, vous pouvez recouvrir votre sol avec du couvre-sol (litière pour chat), et installer, au moins 10 cm au-dessus, des caillebotis, ou bien un piège à poussière. Ce piège à poussière est une planche inclinée située sous les casiers, dont la partie inférieure est située à 3-4 cm du sol, et derrière laquelle vient se stocker les poussières poussées du sol par les battements d’ailes des pigeons. Cette planchette sera amovible pour vous permettre un entretien régulier (attention aux nids à parasites). Ce piège à poussière va également piéger les plumes pendant la mue.

schéma colombier.doc

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